2/18/2010

Earthlings : vingt-cinq minutes suffisent-elles ?

Hier je me suis décidé à regarder Earthlings. Après avoir écouté l'entrevue de Georges Laraque à Radio-Canada, je me suis dit qu'il était temps. L'argumentaire de l'ex-joueur du Canadien m'avait convaincu, et sa manière de démolir les prétentions me Mme Petrowski m'a suffisament stupéfié pour que la curiosité l'emporte. Donc, je me suis installé devant l'ordi, casque d'écoute sur la tête, les yeux rivés à l'écran...

Vingt-cinq minutes... je n'ai pas pu aller plus loin. Si Georges Laraque est une personne sensible, alors je suis décidément trop sensible. Je me suis avoué vaincu quelque part au milieu de l'abattage Kosher pas très fidèle à ses normes... C'est décidé, j'ai maintenant les raisons qu'il me manquait pour compléter le saut vers un menu exclusivement végétalien, du moins jusqu'à ce que je trouve des approvisionnements en oeufs et produits laitiers qui soient plus éthiques. Mais concernant la viande, j'ai été convaincu par l'adage voulant que si chaque personne devait tuer sa propre viande tout le monde serait végétarien. Pas que je considère cela vrai, mais je me sais incapable de tuer quoi que ce soit. C'est à réfléchir.

Earthlings n'est pas, à mes yeux, un documentaire. Il s'agit d'un pamplhet choc voulant faire réagir les personnes sensibles. Devant les scènes d'horreurs qui vont en crescendo, il devient difficile de raisonner clairement sur la question de l'exploitation animale. On est révoltéE ou dégoutéE, et peut-être délaissera-t'on nos habitudes carnivores, mais en aucun cas nous n'aurons été informéEs. C'est ce que je déplore au flim, qui pourtant, traite d'un sujet crucial. Les responsable de sa réalisation ont voulu attirer l'attention des gens sur un phénomène dégueulasse, en surchargeant le film de cette dégueulasserie dénoncée. Je leur reproche d'avoir trop voulu choqué, même si je comprends l'intention sans problème. Ce film n'est que le reflet du réel.

On observe qu'une fois de plus, l'instinct consommateur l'emporte sur l'empathie. Des tas d'animaux de compagnie morts pour alimenter le marché, des litres d'eau gaspillés pour nettoyer les abattoirs, et des méthodes de mise à mort qui n'ont rien d'euthanasiques afin de pallier au manque de temps et de ressources. Il y a là quelques éléments que j'ai pu apercevoir en n'ayant vu que le tiers. Un jour, peut-être, quand j'aurai la conscience tranquille, je visionnnerai le reste.

En attendant, je m'incline devant cet ex-joueur du canadien qui a su si aisément déjouer les tentatives démagogues de Mme Petrowski, et qui investi désormais son temps à une cause qui me semble juste. Je ne suis aucunement fan de hockey, mais voilà un hockeyeur pour qui j'ai du respect. Bravo Georges Laraque !